L'histoire derrière l'idée

Donner un sens à ma vie

Bon nous-y voilà, voici le pourquoi et comment j'en suis ici

 

   Le premier affichage de mon blog, je suis un peu nerveux. Ceux qui me connaissent savent par ou je suis passé ces dernières année. J'entreprends donc un rêve qui est aussi un défi que je voulais faire pour mes 50 ans. Malheureusement j'ai dû remettre ce rêve au placard. Ce n'est que récemment qu'il a refait surface, presque deux années de convalescence, je suis près à me remettre en forme suite à une importante chirurgie à la colonne vertébrale et à la moelle.  Cet opération qui a pris ma vie momentanément en 2019 et qui m'a fait réaliser combien nos vie tiennent qu'à un fil peut parfois nous ouvrir les yeux. Quand je dis celà, oui je parle de ma vie. Par contre je pense aussi aux autres vies sur lesquelles je pourrais avoir un impact. 

 

Les mésaventures qui accumulées, se bousculent. 

 

   Ce qui est devenue  mon parcours. Cette histoire à commencer une nuit de janvier 2004, la nuit ou ma conjointe de l'époque, nous a livrée deux magnifique garçon identique. Le hic à cet histoire est qu'ils naissent tout les deux à 24 semaines de gestation. Branle bas de combat, on veut sauver les deux, les médecin de l’usitée néonatale se précipite dans ce qui est pour mois un tourbillon surréelle, je comprends l'urgence et la gravité de ce moment, mais tout est arrêté. La commotion de mes émotions, pris de monde irréelle je dois me demander à plusieurs reprises si c'est un mauvais rêve. Comme un boxeur K.O. tout tournent trop vite, je suis désorienté et ne comprends pas tout l'affolement, jusqu'à ce que enfin je comprenne. Depuis un moment aucune nouvelle, silence radio comme on dit. Un silence glaciale, un silence qui transperce la nuit, un hôpital sans son, vous y pensez? c'est possible? Oui ce l'est je ne sais trop si c'est moi ou le moment mais aucun son n'est perceptible, même pas les pas affairés des infirmière qui dans un grand ballet dramatique ne semblent plus du tout courir. Ma tête qu'un bourdonnement un long bourdonnement, je les vois mais je n'entends rien. les infirmières qui étaient si magnifiques et souriantes depuis l'hospitalisation de la maman, sont devenue statues de cire qu'asi immobile quand elles me croisent.  Deux garçons sont nés, dans l'urgence dès leurs naissances ils se battent pour vivre, il se battent pour ce qui nous semblent déjà acquis pour la plupart de nous. À la suite de 6 mois en dents de scie avec des avancées et des reculs ce n'est qu'avec un seul garçon que nous revenons à la maison. Mathis qui m'a démontré tant de courage, de détermination et de force que nous pouvons survivre et s'accomplir. À ce moments je me dis que je dois accomplir quelque chose de plus grand que moi et mon amour du vélo et de certains de mes idoles refont surface. Miguel Indurain, Greg Lemond, Bernard Hineault pour moi ces trois légendes représente la détermination, la résilience et je me rappelle de Hineault, le visage tuméfié et ensanglanté qui se relève, remonte son vélo non sans difficulté, se mets à pédaler le crane presqu'ouvert pour terminer une étape du Tour de France..... il représente le courage et la force et la détermination que seul un homme peut accomplir ce qu'il veut. Il a gagné le tour la semaine suivante.

Pour honorer mes fils Loic et Mathis

  

Je me décide de relever un défi personnel et ce en deux étapes. le premier; Gravir l'Alpe d'Huez en vélo, cette montagne qui sépare les champions du reste. Il faudra souffrir, suivre une diète stricte et avoir une vie digne d'un moine! le deuxième faire le circuit Paris-Roubaix course mythique avec ses kilomètres de pavés à en faire des hécatombes, même chez les pro. Deux folies de grandeurs. deux grandes folies. 

 

Quand la vie nous ramène 

 

   La volonté, les intentions et tout le reste est mis de l'avant. survient séparation, perte d'emploi, problème de santé... Mon projet s’effrite. Je perds le goût à la vie, le goût de tout. le diabète m'est annoncé. Je suis fini... Une douleur m’amène aux urgences un médecin sans trop regarder m'infiltre de la cortisone dans ce qui semble selon lui une douleur arthritique. La douleur augmente rapidement, je ne peux plus marcher, chaque millimètre que je bouge me fait souffrir. Ma conscience, enfin la femme extraordinaire qu'est ma meilleure amie ce jours là m'offre son luxueux condo pour me reposer en son absence et pour m'aider.

Cette semaine de repos n'en ai pas une toute la semaine la situation se dégrade. j'ai des hallucinations, des gens que je connais plus ou moins sont dans le condo, pas 4 ou 5 personnes. Cette centaine de personne que je vois, qui vont et qui viennent à leurs grés sont réelles dans mon univers, la cause de celà une infection bactérienne causée par le médecin. Je suis en sepsicémie totale. mais moi je me sens bien, en plus ma grand mère est à mes cotés, elle qui nous à quitter il y à plus de 20 ans lors des événements...

 

Urgence en la demeure

 

   Geneviève (ma conscience), reviens et me retrouve en train de discuter, seul. Elle ouvre la lumière, le chambre est couverte de papiers, de sang, de bouffe, même si je n'ai pas manger de la semaine. Elle voit ma jambe rouge comme un camion de pompier, 3 fois son volume, je suis un mort vivant. Nous arrivons à l'urgence. Mon corps s'éteint, je m'évanouis sur ma chaise roulante dans la salle d'attente. je me réveille aux soins intensifs, je ne comprends pas. j'ai des fils partout, je parle à peine, tout est flou. On vient me chercher et on me transporte en salle d'urgence. Je suis déjà un homme mort. Quand ils réussissent à me sauver trois heures plus tard pendant l’opération ils ont découvert que l'arthrite du premier médecin était en fait un abcès qui àa prix la taille d'un dix sous dans ma hanche et qui s'était étendu jusqu'à mon genoux. Ceci à causer une nécrose et en plus de l'abcès ils ont du retirer une partie de mon muscle de la cuisse droite. Et c'est pas terminé.

 

Quand le Malheur s'acharne

 

   Je perds tout, 6 mois à l’hôpital et neuf mois de récupérations, plus d'argent, plus d'économie, plus de toit, plus rien. Que Geneviève qui est là pour moi. Dispute avec ma sœur, tension avec mes clients dû à mon absence prolonger que quelques clients fidèles  m’accueillent à bras ouvert. Dépression et abîme ne sont que deux simple mots pour décrire le présent état d'âme. 2019 arrive très tôt je suis hospitalisé, encore le même refrain. septicémie, pneumonie sur le point de m'emportée on me garde les bactéries sont présente et mutées. Après des mois à l’hôpital un neuro-chirurgien découvre le foyer d'infection dans ma colonne vertébrale après une multitude de scan. Il me garde et m'annonce que je serais opéré d'urgence le même jours ou le premier le lendemain matin à mon grand étonnement. Ce qui se passe est simple les bactéries doivent être retirer de mon dos et de ma moelle. Opération assez délicate. On m'annonce, à mon réveil que l'opération a durée huit heures, que je suis décédé pendant la procédure, que j'ai été transfuser car une hémorragie majeure est survenue et que je marcherais probablement plus jamais. 

 

Le refus total, ma tête dure et mon voisin de chambre

 

   Me voilà branché, désabusé, mais trop bien doper pour réagir sur le coup. Imaginer mon corps inerte quand moi mon cerveau me dit que tout est fonctionnel. Quelques jours passent, je pose des questions, je refuse le diagnostique, en bon québécois, Je veux rien savoir. Ma tête dure ne fonctionne pas comme la moyenne des gens. Ne vous m'éprenez pas, j'ai pas dit plus intelligent, mais différent. Je me mets en tête que je vais réussir à marcher. Alors je vois que mon voisin de chambre à une marchette, par contre il dors environs 24h/24h, je prends tout ce que je peux attacher, mes draps, des jaquettes, des serviettes, peut importe.... je les attache comme les Dalton pour s'évadé de la prison. au bout pour rendre ma ligne à pèche à la marchette je mets deux petite bouteilles d'eau saline. Bon ce genre de pèche est relativement nouvelle pour moi, je dois jauger chaque lancer. au bout de quelques heures la marchette est enfin à mes côtés. bien droguer contre la douleur je perds la notion de mes mouvement et de ma force, sans jamais m'apercevoir que ce sont mes mains qui ont poussées mes cuisses, je me lève.... OUPS.....je tombe, alors je me relève (avec mes bras) dans ma tête ce sont mes jambes qui travaillent. ce jour là je suis tomber des dizaines de fois. je suis couvert d'ecchymoses, par contre je suis tellement droguer que je ne sens rien. Au bout d'un moment, bref plus quelques jours, je rêve tout éveillé que je fais des pas. la vérité est que mes bras sont plus fort et en appuyant sur la marchette, je parviens a faire glisser mes pieds. bien fier de moi je me dirige vers le corridor ou je me vois déja gambader! Très du retour à la réalité quand les roues ont bloquées. Me voilant tête première passant par dessus mes appuies, à plat ventre dans le corridor, bien sur panique des infirmière (pour un homme qui ne marche pas, je m'était quand même bien débrouiller!) évidemment tout c'est débrancher. Je me fais sermonner par infirmières, médecins, spécialistes, moi je répond: '' au moins je n'ai pas réveiller mon voisin''.

ma détermination à enfin payer on me donne les soins pour mes jambes. OK on voulais me prover que ce que je pensais ne serais jamais atteignable. Je leurs promets que je resortirais sur mes jambes, c'est ainsi que par acharnement je suis sortie de la réadaptation accompagné de Genevieve mon âme soeur, sur mes jambes avec une cane.

 

Deux ans presque!

 

   Donc je veux réaliser mes rêves et les défis que j'entreprends aujourd'hui. Me remettre en forme, et accomplir Mon Paris-Roubaix et mon ascension de l'Alpe d'huez. En même temps je veux que cet expérience soit un leg pour les malades qui n'ont plus d'espoir, de prouver que c'est toujours possible de rêver et d'accomplir et comme ultime motivation ce sera d'offrir aux générations futures une chance à la vie, aussi précaire soit-elle.

 

Contribuez en faisant un don, en me trouvant un commanditaire, en partageant ce site, ce projet et offront de faire une différence.

C'est à la mémoire de Loic et à la pérénité de Mathis que je souhaite votre support.

 

Martin Charlebois

Fondation_CHUSJ_FR_HOR_bleu_4C_AB web.png